Vie de village : commerces, associations, transports… CR du 2ème Débat de Couzon

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Le deuxième Débat de Couzon a eu lieu le 19 mai dernier. Une quarantaine de personnes étaient présentes. 

COMMERCES

  • Couzon compte 90 entreprises. Les plus grandes sont Legrand et l’ESAT de St Léonard. Pour le reste, le tissu économique se compose de petites entreprises artisanales et d’auto-entrepreneurs sur le service informatique, à la personne…
  • 16 commerces sont présents dans le village, c’est un bon ratio eu égard à la taille de Couzon par rapport à d’autres communes, même s’il y en avait 50 autrefois. Les commerces sont très interdépendants : si l’un ferme, « l’édifice » peut s’écrouler. Nous sommes sur une taille critique, d’où la nécessité de maintenir la poste. Pour le distributeur, la partie banque sera traitée à part du service postal et sera maintenu. Fermeture du mercredi : des tentatives ont été faites, mais ça n’a pas été concluant, car peut être mené sur un laps de temps court. « C’est ville morte le mercredi ». Cette question est du ressort du commerçant. Voir plus liens commerçants/habitants ?
  • Les commerces : peuvent être une raison de s’installer à Couzon pour les nouveaux arrivants.
    Il n’existe pas d’association de commerçants. La mairie a essayé de le porter, mais il n’y a pas eu de dynamique collective des commerçants.
    Est-il possible de leur proposer quelque chose ? Une association de consommateurs ? Il faut plusieurs personnes moteur.
  • Sur le marché : 6 forains réguliers, plusieurs ponctuellement. Selon les participants, il manque au marché : des produits bio, un poissonnier, comme commerce : une « ferme d’Émile » bis est évoquée. Les animations ne font pas forcément venir au marché (dimanche des chefs apprécié), la convivialité oui. Les jeux pour les enfants et le bar y contribuent. C’est le moment de se retrouver. Le fait de rapprocher la mairie au bureau de poste actuel participera peut-être à l’animation des commerces en semaine.
  • L’été, plusieurs terrasses s’installent : l’Écluse, le boulanger du bas, le Cabestan, et maintenant le caviste (licence petite restauration), c’est apprécié.
  • Le réflexologue Pierre Rocamora insiste pour être référencé hors profession médicale pour des raisons légales. Il y a au total 16 professionnels de santé. Il serait peut être intéressant de réfléchir les actions pour les commerces et pour les professionnels de santé même si ces derniers n’ont pas le droit de faire de la publicité.

ASSOCIATIONS

Couzon est un village qui  vit grâce aux associations.

  • La fragilité du bénévolat s’accentue. Parfois, l’enthousiasme se disperse.Tout le monde est pris. Les gens ont du mal à se lancer, car soit on y est entièrement, soit pas du tout. Celui qui arrive craint d’être accaparé. Les associations sont souvent prestataires, les gens se vivent comme des clients. Les exigences réglementaires poussent les dirigeants à professionnaliser leur service. C’est une question démographique, sociétale, qui s’explique par la proximité de Lyon ou le manque de temps. Au plan national, on ne mesure pas de baisse de l’engagement associatif, mais un déplacement des clubs de sport et culture vers des mouvements citoyens, collectifs. Il faudrait peut-être un vivier de gens pour parer à la peur de s’engager.Les bénévoles ont besoin que ce qu’ils font soit gratifiant. 
  • Interco : À l’instar de la MJC de Fontaines saint Martin : y a-t-il un intérêt à regrouper les assos entre elles ? Y a-t-il intérêt pour les assos de se regrouper à l’échelle d’une commune sur plusieurs thématiques ? Dans le val de Saône, les écoles de musique se regroupent pour rationaliser les choses. 
  • Moyens : Pour certaines associations, il est n’est pas toujours facile d’accéder à des équipements ou, par exemple, à de la vaisselle… Elles aimeraient se sentir plus soutenues, suivies dans leurs idées. La mairie devrait être plus facilitatrice.De nouvelles formes associatives, groupement citoyens montrent que ce qui existe n’est plus forcément adapté et ce que la mairie peut proposer ne correspond pas à ce dont ils auraient besoin. Les modes de subvention n’ont pas été revus depuis plusieurs années, sont t’ils encore adaptés ? pas sûr
  • Créer un club d’animations pour les seniors ? Créer des passerelles au sein du val de Saône ? L’école a une place centrale dans l’irradiation du tissu associatif. C’est un point de départ. Le vieillissement de la population ne facilite pas cela. Un autre écueil pour la venue de jeunes est le prix de l’accès au logement (alors qu’il y a 70 à 90 logements vides à Couzon).
  • Communication : Pas toujours facile de connaître les associations, qui elles sont, si elles sont dynamiques… Elles ne se font pas toujours connaître, parfois les dirigeants sont présents depuis X années.Il y a le site de la mairie, le bulletin municipal (qui a changé cette année), et le guide des associations mis à jour et édité tous les 2 ans…L’affichage par banderole sur le pont fonctionne très bien. C’est mieux qu’un journal ou un panneau lumineux. Ou juste une feuille dans les boîtes aux lettres cat pas grand chose. Parfois, les solutions sont simples. Mais le règlement local de publicité en cours par la Mtéropole risque de poser problème. Le Progrès ne publie plus les actualités des associations.
  • Le forum des associations est plus un marché qu’un forum. Pour les parents où ceux qui veulent s’inscrire, c’est très bien, c’est justement ce qu’on attend de lui ! mais pour ceux qui n’ont pas d’enfants, les liens et les échanges sont difficiles pendant le forum..
  • Le 8 décembre est génial dans le village. On ne sait pas qui sont les associations qui portent cet évenement, ni quelle association est présente sur quel stand ? La philosophie de cette soirée est de donner un peu de temps de manière désintéressée.Une fête des associations en plus du 8 décembre pourrait rassembler tout le monde à un autre moment que le forum.
  • Lieux : Autrefois, il y avait le foyer, lieu central et pratique. Il manque aujourd’hui. Le pôle de la salle des fêtes n’est plus à la hauteur, mal chauffé, pas accueillant.
  • Absence de piscine municipale ou intercommunale. Cela pose un problème de coût. Les communes du val de Saône se refusent à y penser. Celle de Neuville a laissé un mauvais souvenir. 

TRANSPORTS

Quelques problématiques  : 

  • Des espaces de stationnement saturés
  • Une difficulté au niveau du bas du village (entre ceux qui arrivent du quai, ceux qui veulent tourner en face bureau tabac, ceux qui arrivent du sud par rue de la république)
  • Un pont dangereux pour piétons et cyclistes, mais aussi dans sa structure même.
  • Enquête Sytral déplacements 2015 – secteur Nord : 452 000 déplacements quotidiens (- 4 % depuis 2006)

1 – Voiture (59%).  2 – Marche (27 %) 3 – Transports collectifs (12 %), en progression. 

> 50 % en interne,  > 30 % avec le reste du Grand Lyon 12 % ailleurs. 

Vers Lyon : hausse de la pratique de la marche et de l’usage des transports collectifs. Hors centre, 90 % des déplacements se font en voiture. 

La voiture reste pertinente sur de longues distances, indispensable pour atteindre les villages hors métropole. En direction de Lyon, les transports en commun sont les plus efficaces (voir calculateur d’itinéraire OnlyMoov’).

Reste que 36 % des déplacements de moins de 1 km sont encore faits en voiture. 

  • Enjeux identifiés par le Sytral

-Baisser le trafic automobile en direction de Lyon et faciliter les autres modes.

-Franchir les coupures (voies ferrées, voies fluviales) à pieds et à vélo.

Pour cela il faut :

    • Des aménagements pour les bus en rive gauche ; 
    • En rive droite, optimiser les capacités ferroviaires et le rabattement sur les gares autrement qu’en voiture 
    • Faciliter les itinéraires piétons et cyclables
  • Les projets des prochaines années : 
    • un nouveau pont routier pour remplacer la passerelle qui est l’un des deux ponts les plus dangereux de la métropole.  
    • une voie cyclable en site propre jusqu’à Lyon
    • et très bientôt, les vélo’v en Val de Saône.

En attendant, la Métropole met en place des solutions : site de covoiturage, autostop organisé AutoHop, location de vélos électriques. Sytral est opérateur de transports en commun, pas toutes mobilités, il voit donc un problème de concurrence à AutoHop.

  • Pas ou peu de communication pour toutes ces solutions, les Couzonnais ne sont pas informés de tous ces sites. Le covoiturage mériterait plus de visibilité. Communiquer sur le nouveau service Co-hop mis en place par la métropole de Lyon et adossé à un site internet dédié.
  • Au niveau de Couzon, l’un des enjeux est d’inciter les parents et enfants à aller à l’école autrement qu’en voiture. Le pédibus a fonctionné quelques années. À noter : le village a gagné le trophée « changeons d’air » auquel les écoles du Val de Saône ont participé pour encourager les enfants à utiliser d’autres modes de déplacement que la voiture pour aller à l’école.
  • La proximité domicile-travail peut aussi affecter les transports. Si dans l’urbanisme on mélange les entreprises au résidentiel, on diminue le nombre de déplacements quotidiens contraints.
  • Les transports en commun ou vélo  sont plus compliqués le soir. On pourrait aménager des endroits pour faire du stop ? Certains point de la métropole ne sont pas pratiques à atteindre. Il n’y a pas de transport en commun pour aller à Périca. Pour aller à Carré de soie, il faut : 25 min en moto, 45 min en voiture, 1h en vélo ou TC.